Centre Hospitalier de Nevers
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Microbiologie

La microbiologie clinique nécessite de maîtriser la physiopathologie (étude du fonctionnement de l'organisme pendant la maladie), la classification bactérienne, l'épidémiologie, l'écologie des bactéries, leur métabolisme et ses applications, leur sensibilité ou leur résistance aux antibiotiques et les méthodes permettant de fournir un résultat interprété( pathogénicité de telle ou telle bactérie et sensibilité aux antibiotiques disponibles pour traiter le malade). Cette maîtrise permet au laboratoire de microbiologie d'effectuer actuellement la majorité des identifications de bactéries et de fungi (champignons filamenteux et levures) d'intérêt médical, de tester leur sensibilité aux antibiotiques/antifongiques et de déterminer leur CMI (concentration minimale inhibitrice) permettant d'optimiser les traitements anti-infectieux. Ces manipulations sont toutes effectuées sous PSM (poste de sécurité microbiologique, utilisant le principe de hottes à flux laminaire) placés eux-mêmes dans une pièce sécurisée à pression négative. Cet ensemble sous dépression comporte également en son sein une autre pièce elle-même en dépression par rapport à la première où est installé un autre PSM dans lequel sont effectués la culture, l'identification et les antibiogrammes de mycobactéries. Toutes ces techniques restent délicates, dangereuses mais indispensables et confortent le rôle moteur du secteur microbiologique.

Les développements de la bactériologie médicale sont constants. Des progrès considérables ont été faits en taxonomie (classification) bactérienne. Des espèces nouvelles sont décrites, le rôle pathogène,l'épidémiologie, l'habitat de certaines bactéries sont mieux connus. Entre les méthodes très pasteuriennes du début de la microbiologie, souvent encore utiles, et les techniques utilisées aujourd'hui (automatisation des indentifications bactériennes et des antibiogrammes), il y a un gouffre.

Depuis fin octobre 2014, le Laboratoire est équipé d'un spectromètre de masse de type MALDI TOF dédié à l'identification microbienne. Son principe réside dans la séparation et la quantification relative en phase gazeuse de protéines ionisées en fonction de leur rapport masse/charge (m/z). Le spectre de masse ainsi obtenu est spécifique pour chaque taxon microbien.

Cette technique de pointe permet de gagner en fiabilité et surtout en rapidité sur l'identification des germes par rapport aux techniques historiques d'étude du métabolisme des germes sur différents milieux de croissance adaptés. Ce gain de temps précieux (de 18 heures jusqu'à 48 heures) permet au besoin d'adapter rapidement l'antibiothérapie de nos malades et d'améliorer ainsi son efficacité.


Dernière mise à jour : 07/11/14Haut de page